SpeedGoat 50K, exploration du marché US

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Voyage aux US, exploration du marché Trail…

En cette fin juillet – début aout, me voici aux US. L’objectif premier est de découvrir le marché du Trail aux US, tout d’abord au salon Outdoor Retail Show de, Salt Lake city (le plus grand du monde), et comme également un beau Trail se présentait, la Speedgoat 50K, à seulement 40km de Salt Lake, j’ai agrémenté le voyage de ce petit détour (qui est aussi une excellente immersion dans le marché du Trail et de l’outdoor US)… JE suis avec mon épouse Claudie, et Julien le responsable marketing de Raidlight-Vertical.

La Speedgoat 50K…

La Speedgoat 50K (http://karlmeltzer.com/speedgoat-50k/) est située à Snowbird dans les Wasatch mountains, une chaine de montagne qui borde le grand plateau du le lac salé de Salt Lake City. N’oublions pas que Salt Lake a accueilli les Jeux Olympiques d’hiver en 2002, c’est de la vraie montagne. Snowbird est une belle station de ski perchée à 2.300m d’altitude, il y fait meilleur qu’à Salt Lake où il faisait 41°C à notre arrivée. La course est organisée par Karl Meltzer, un ultratrailer professionnel au palmarès impressionnant, (http://karlmeltzer.com/my-bio/)

La Speedgoat fait 50 kilomètres (31 miles), +3.300m de dénivelé (-11.000 pieds), et fait plusieurs boucles sur un parcours varié et sélectif à une altitude entre 2.300 mètres et 3.300 mètres (3 passages à 3.300 mètres…). La course est toujours de haut niveau avec les meilleurs américains et pas mal d’étrangers. L’an dernier Kilian Jornet l’avait emporté, Thomas Lorblanchet avait fait 5ème. Cette année il y a aussi du gratin avec Sage Canaday ou Anton Krupika. Anton, c’est pas compliqué à le reconnaitre, barbe hirsute, et toujours torse nu pour courir ! Il n’est d’ailleurs pas le seul, et les fille aussi juste avec une brassière, ce qui n’est pas désagréable… Sur les Trails US il y a beaucoup de ravitos, 6 sur ces 50km, et la plupart des coureurs n’ont juste qu’un bidon à la main…

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Objectif découverte…

Pour ma part, je viens avant tout pour découvrir et me faire plaisir, depuis le Grand Duc je me suis surtout reposé, et un début d’aponévrose me gêne un peu. Je compte plus sur mes nouvelles semelles orthopédiques pour me soigner que sur le repos, alors je profite de la veille et de l’avant-veille de la course pour me faire deux belles sorties à +1.500m de déniv dans ces belles montagnes. D’autant qu’arrivé seulement deux jours avant avec 8 heures de décalage horaire, ça fait un peu court pour être en grande forme. Il y a deux autres français sur la course, Thierry Breuil, et Sébastien Nain avec qui j’étais dans la même classe au collège en 6ème et 5ème. Nous courrions déjà…

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15ème, en 6h10…

Le nombre de coureurs aux US est souvent limité à quelques centaines de coureurs (avec une très longue liste d’attente), pour la Speedgoat nous sommes 400. Je ne suis pas sur la première ligne au départ, plutôt 5ème rang, le départ est rapide, et pourtant sans trop forcer je suis complètement asphyxié par l’altitude. Je ne dois pas être loin de la 50ème place au bout des 2ers miles avant d’engager le single track. Thierry et Sébastien sont juste avec moi, nous semblons bien à la peine… la 1ère montée jusqu’au Hidden Peak à 3.300 mètres est parsemé de petites descentes de récupération et de grandes pistes assez larges, nous remontons doucement après avoir trouvé un rythme plus honorable (les autres sont aussi surement partis un peu vite). En haut de la station, nous basculons pour aller au fond de la mine de Pacific Mine. 1.000m plus bas dans l’autre versant. Je profite de mes qualités de descendeurs pour reprendre pas mal de monde, et je rattrape la 1ère fille seulement à mi-course. L’aller-retour de 2km à la mi-course permet de faire le point, je suis vers la 20ème place, Sébastien et Thierry sont à 5-6 minutes derrière.

11451Il n’y a désormais plus qu’à tout remonter jusqu’à 3.300m, la dernière partie est tracés hors piste direct dans le pentu, ça me rappelle certaines partie du Défi de l’Oisans… J’ai remonté quelques coureurs. Je ne suis pas au maximum mais à un bon rythme, mais difficile de dire que l’on ne force pas quand même quand on court à 3.000m d’altitude, le facteur limitant, c’est la respiration et la ventilation. Il reste encore une boucle de 8 kilomètres, qui commence par un tunnel de 300 mètres, puis qui descends de 400m de déniv pour … remonter encore une fois au Hidden Peak.  La remontée par une jolie crète me fait comparer ce parcours à celui de la Pierra-Menta et de son étape au Grand Mont, 3 boucles en étoiles, 3 passages au point culminant, la dernière montée par une jolie crète… Je fais la dernière descente sans forcer, les places sont faites, et je ne suis pas à 1 ou 2 places près.

Je suis très satisfait de cette 15ème place, 50 kilomètres / +3.300m en 6h10, c’est mieux que ce que j’envisageais avec ma forme actuelle et mes deux sorties des jours précédents. La course était super sympa, le format en étoile permettait d’avoir pas mal de spectateurs qui encouragent beaucoup, «  well done, nice job, fantastic… ». Surtout je ne suis pas fracassé, et je vais pouvoir encore m’entrainer 3 jours avant le salon, nous allons découvrir les montagnes de Park City, au frais, avec un PC et du wifi de partout on peut travailler…

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