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Benoît LAVAL

Sportif passionné, je cours depuis trente années...

Après de la piste, du marathon, et des raids d'orientation, je me concentré sur le Trail, avec de belles performances : vice-champion de France en 2009, Equipe de France en 2010, trois Marathon des Sables (9ème), six Grands Raids de la Réunion (2ème, 4ème, 5ème), une victoire à l'Annapurna Mandala Trail (Népal), onze victoires au Défi de l'Oisans, et beaucoup d'autres Trails. J'aime aussi le ski de randonnée, la course d'orientation, et la simple randonnée pour découvrir un massif.

 

Chef d'entreprise, président-fondateur de Raidlight-Vertical...

J'ai associé ma formation d'Ingénieur textile à ma passion de la course à peid, pour créer RAIDLIGHT en 1999, une marque de produits de sports innovants pour le Trail. Raidlight a également repris la société Vertical, spécialisée dans les vêtements de montagne. Nous sommes aujourd'hui 30 collaborateurs installés à Saint-Pierre-de-Chartreuse, où nous avons créé la 1ère Station de Trail d'Europe.

 

Chambres d'hôtes...

Avec ma femme Claudie, nous proposons 3 chambres d'hôtes à Saint-Pierre-de-Chartreuse, à deux pas des commerces et de la Station de Trail, venez découvrir la Chartreuse depuis chez nous...


Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /Mai /2009 22:04


Quelle forme aurais-je 15 jours après mon retour de 300km au Népal, je n’en savais rien… De bonnes sensations sur deux petites séances, mais 49 bornes, c’est autres choses. Quant à quelle place espérer sur une course relevée avec une dizaine de prétendants à la victoire, cela dépends aussi de la forme des autres… Me voici donc au départ du Trail du Nivolet-Revard : 49km, départ de Voglans (presque) sur le bord du lac du Bourget (Aix-les Bains, 20km de Chambéry), pour une grande montée à la Croix du Nivolet (la croix qui domine Chambéry), la traversée du plateau des Bauges de la Féclaz jusqu’au Revard, puis la longue redescente au point de départ. 2.300m de dénivelé positif, et autant à redescendre bien sûr. Je me sens bien, je suis motivé, alors j’applique la tactique qui me réussit cette année : partir vite, gérer ma course et mes sensations. Il faut assumer, mais cette petite pression supplémentaire me booste bien !!!! Je suis quand même surpris de m’échapper si « facilement » dès le départ, je pensais qu’on ne me donnerait pas (plus…) un « bon de sortie » si facilement. Je prends vite une à deux minutes d’avance sur le petit peloton de favoris, seuls REYT reste à une dizaine de secondes pendant les dix premiers kilomètres. Je suis bien content d’être en tête sur le single track : si je veux boire je ralentis, si je veux accélérer dans les passages techniques je le fais, je suis bien plus tranquille que à la queue leu-leu dans un peloton à subir les fluctuations de chacun. Au 1er ravito, je passe bien en tête, avant la montée sèche (+700m) qui mène au plateau. Je n’ai pas l’impression de forcer outre mesure, et mon alti m’indique une vitesse ascensionnelle de +24m/s (+1.400m / heure). Là je suis surpris, je ne suis jamais monté à cette vitesse en course ! Est-ce les globules du Népal ? L’entraînement ? les 2kg perdus au Népal ? l’effet d’être en tête ? je n’en sais rien, mais je m’étonne franchement, tout comme je m’étonne qu’il n’y ait pas des grimpeurs pour revenir sur moi… Le plateau atteint, nous entamons 20km de parcours « cross » : boue, neige, vallonné, glissant, relances… Je trouve cette partie piégeuse, et je ne m’emballe pas. Je me mets un cran en dessous cardiaquement. Après tout, tant que je suis devant… A l’entrée de la Féclaz je me retourne, j’en vois 5 derrière moi à moins de 200m !!!! Là je transpire un peu plus, et je me dis de ne pas m’inquiéter même s’ils me passent tous ! Partir vite c’est sympa, mais il faut assumer, et là s’ils […]

Mercredi 22 avril 2009 3 22 /04 /Avr /2009 21:48

L’Annapurna Mandala Trail, c’est… 300km en 9 étapes, +15.000m de dénivelé, altitude moyenne 3.000m, 3 passages au-dessus de 5.000m d’altitude. La course part de l’Annapurna Base Camp (4.150m), et fait le tour du massif comptant une cinquantaine de sommets au-dessus de 7.000m d’altitude. La course a été remportée par Phu Dorjee Lama Sherpa, un trailer Népalais qui avait déjà remporté cette course en 2007. Il vient 5 mois en France et en Europe cet été, et je ne doute pas de futurs excellents résultats. Nous avons presque fait jeu égal les 4 premiers jours, même si j’ai perdu un peu de temps par inexpérience du Népal. J’ai réussi à gagner une étape, la troisième. Mais ensuite, pour les étapes au dessus de 3.500m d’altitude, j’ai quand même souffert d’un « déficit » d’oxygène face aux sherpas acclimatés à l’année. Le classement étant joué après les 4 premiers jours, j’ai couru en dedans la deuxième moitié de la course, comme un « stage d’entraînement en altitude » (dernière nuit passée à 4.800m !). Cette course a été une formidable expérience, autant sportive que de découverte d’un pays formidable alternant hindouisme et bouddhisme. L’organisation (Bruno POIRIER et Base Camp est formidable, pour ceux qui aiment le Défi de l’Oisans, c’est tout pareil…) (résultats sur www.basecamptrek.com )

Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 21:34


une Twingo, simple, suffisante… (L’ancien Scenic avait 340.000km…)

Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /Mars /2009 10:51


Un Trail à Paris ? Oui, ça existe : départ de Saint-Quentin en Yveline, 90% de forêts vallonnées, de jolis petits coins tranquilles et perdus, et l’arrivée au 1er étage de la Tour Eiffel. Cette année c’était aussi la 2ème manche du Chnat de France de Trail. Cela fait longtemps que je l’avais programmé, mais au matin du départ, je me sens moins en forme pour 80km roulants qui vont faire mal aux jambes… Trop de boulot depuis un mois et demi, et un entraînement en pointillé (4 séances les 3 dernières semaines seulement…), ce matin je pense encore plus au nouveau site, aux colis, à la nouvelle collection… qu’à la course. Départ prudent, je souhaite gérer ce Trail comme un 100km sur route, c'est-à-dire à un rythme régulier en absorbant les bosses sans à coup, pour garder des jambes jusqu’au bout. Nous formons rapidement un petit peloton de 15 coureurs, c’est rare en Trail de courir en peloton, nous tournons à 14.5km/h sur les premiers 25km très roulants. Premier décalage quand nous déboulons au coin d’une gare RER en pleine banlieue ! Nous sommes surement aussi étonnés que les passants, il faut dire qu’une bande de furieux crottés qui déboulent en courant dans les escaliers… Quelques kilomètres plus loin, nous sommes en pleine forêt, je perds une chaussure aspirée dans la boue ! Je perds alors une trentaine de secondes. La course se décante au fil des kilomètres, j’attends le deuxième ravito du 50ème km pour faire le point. Les kilomètres passent doucement, il faut attendre et rester motivé. Nous passons au marathon en 3h07mn sur ce parcours exigeant, pas mal ! Je suis derrière un trio composé de Vincent Delebarre, Damien Vierdet, et un gars que je ne connais pas encore, Emmanuel Gault. Finalement cette chaussure coincée et ces 30s de perdus m’ont décroché, et je suis satisfait d’être une centaine de mètres derrière, à faire mon rythme, plutôt que dans le groupe où il y a nécessairement des petites accélérations de l’un ou de l’autre. Je reviens très près de temps en temps, et parfois je recule. Vers le 47ème, je recolle, et le ravito étant proche, je décide de voir un peu ce que le groupe de devant dit, je les sens ralentir. Au moment où je les rattrape, Vincent s’arrête, il semble avoir une crampe. Damien Vierdet semble en difficulté, mais Emmanuel Gault accroche bien. Passage éclair au ravito, nous sommes maintenant deux en tête. Je vois que Emmanuel Gault est fort sur le plat, pas bon pour le final… j’essaye de le lâcher dans les cotes où il faiblit un […]

Dimanche 22 février 2009 7 22 /02 /Fév /2009 20:30


La fenêtre de planning s'y prétait, alors après avoir été champion de France de raquette à neige en 2001 et 2003, je prenais l'opportunité d'aller remettre les raquettes, dans le Cantal, à Albepierre (domaine de Super-Lioran). Magnifique rando cool jusqu'au plomb du Cantal (1.850m) de 2 heures le samedi, sous un soleil éclatant, vue à 360°, et reconnaissance du parcours en partie à la descente. Dimanche, il y a une soixantaine de partants pour cette course "confidentielle" mais relevée, avec le Team TSL et le team INOOK descendus des Alpes. Au "concours" d'allègement des raquettes, je pense être le champion, mais à l'échauffement je repère une fissure qui m'inquiète à la raquette gauche... de toute façon trop tard pour envisager quoi que ce soit. Départ à 10h15 pour 12km, avec 600m de dénivellé +. Je fais 200m, et... la raquette lâche où il y avait la fissure... Cela m'oblige à rester prudent et à marcher sur des oeufs dans la première grande descente pour ne pas arracher l'autre coté, les "trois-quart arrière" de la raquette ne tenant plus que par une bande plastique de 2cm de large et 3mm d'épaisseur... Je suis pourtant dans les 3 premiers, et nous nous astiquons à relancer l'un après l'autre avec Jérome BOSCH, un vieux compère de raquette depuis 10 ans... Spécialiste de "Skyrunning" et des courses de montagne de 10km à 15km, il est bien affuté et attaque dans les cotes. Il me lache doucement mais surement dans la grande montée, et je me retrouve à 1'30s en haut. La raquette tient, je fais le maximum pour revenir et préserver la raquette, sait-on jamais, mais l'écart ne bougera plus jusqu'à l'arrivée. Le parcours est très sympa et varié, alternant chemin roulant et chemin sauvage, entre forêt et découvert, vraiment un joli parcours de raquette. Je fini donc deuxième, vice-champion de France. Quand on a été champion de France, on est forcément un peu déçu, mais quand on est battu par plus fort que soi, il n'y a rien à dire (c'est son 4ème titre de Champion de France de raquette). L'histoire de la raquette n'est qu'une anecdote, je n'aurais de toute façon pas battu Jérome aujourd'hui même sans ce problème. Il est affuté, la course est courte comme sa spécialité, et il a bien préparé ces courses, alors que je prépare maintenant l'ECO-Trail de 80km dans 3 semaines... En tout cas un bon We, dans un joli massif que je ne connaissais pas, et qui me donne envie d'y revenir l'été pour courir ces crètes à l'entrainement. http://www.ffme.fr/raquette/index.php

Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 23:16


Les calanques entre Marseille et Cassis sont mondialement connues.C’est un mélange de Méditerranée, de montagne, de falaises, … et de sentiers souvent techniques sous le soleil du Sud. C‘est un de mes endroits d’entraînements préférés, un peu loin de Saint-Etienne, mais dépaysant à souhait. Il suffit de loger à Marseille, de prendre le bus pour aller au départ, et revenir en train ! J’y suis venu y courir la première fois en 1992, avant même que je ne courre du « Trail », et j’y reviens deux à quatre fois par an. Il n’y a qu’une vingtaine de kilomètres à vol d’oiseau entre Marseille et Cassis, mais le chemin peut être bien plus long, surtout sans point d’eau au milieu… Que de bons souvenirs dans ces Calanques, joyau de nature véritablement aux portes de Marseille ! Alors un Trail qui les traverse, bien sûr que j’adore !Organisé par le Club Alpin Français pour la 25ème fois cette année, le concept est simple : 1 départ et 1 arrivée, 3 points de contrôle, et le reste par où on veut ! Départ de Callelongue, petite crique à l’extrémité est de Marseille, le 1er passage obligatoire est Marseilleveyre, à environ 450m d’altitude. Puis le parcours optimal suit les crêtes (col de la Selle, plateau de l’Homme Mort, col de Sormiou, Col de Morgiou, Col de Luminy, Grande Candelle, arrivée à l’Auberge de Jeunesse de la Fontasse. 20km et environ 1.100m de dénivelé entre ciel et mer… A ce jeu de « passer par où on veut », les locaux Marseillais du Marseille Trail Club sont bien sûr un poil avantagés, mais c’est le jeu… Après un bon départ, et un bon rythme, j’ai doublé quatre fois mon adversaire qui finira deuxième. Depuis l’an dernier, j’ai reconnu quelques détails, mais ce matin j’ai fait quelques erreurs, et puis j’ai vu de nouvelles astuces insoupçonnées… Après le yo-yo avec Franck SALGUES (multiple vainqueur et recordman), j’ai fini par prendre le large sur la seconde partie plus physique et moins technique, pour l’emporter dans le même temps que l’an dernier (1h51mn). C’est une course à la bonne franquette, limitée à 120 coureurs, et sans publicité autour pour ne pas refuser trop de monde… C’est sympa de voir le bon accueil de ce club de randonneurs pour nous Trailers. Aujourd’hui, à l’arrivée c’était paëlla pour le 25ème anniversaire. Il ne me restera plus qu’à y retourner l’an prochain, pour taquiner le record, mais il me faudra alors encore reconnaitre (chouette !) les trucs que j’ai loupés ce matin… BilanUn entraînement très léger depuis le RTT, du repos […]
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