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J'utilise le tapis de course HEUBOZEN ALASKA pour toutes les séances de VMA, ça permet de travailler à une meilleur vitesse, un rameur HEUBOZEN COMPETITION ROWER pour la forme physique en récupération le lendemain des grosses séances, et un peu de petit matériel pour la PPG...

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Benoît LAVAL

Sportif passionné, je cours depuis trente années... Après de la piste, du marathon, et des raids d'orientation, je me concentré sur le Trail, avec de belles performances : vice-champion de France en 2009, Equipe de France en 2010, trois Marathon des Sables (9ème), six Grands Raids de la Réunion (2ème, 4ème, 5ème), une victoire à l'Annapurna Mandala Trail (Népal), onze victoires au Défi de l'Oisans, et beaucoup d'autres Trails. J'aime aussi le ski de randonnée, la course d'orientation, et la simple randonnée pour découvrir un massif.

Chef d'entreprise, président-fondateur de Raidlight-Vertical...  J'ai associé ma formation d'Ingénieur textile à ma passion de la course à peid, pour créer RAIDLIGHT en 1999, une marque de produits de sports innovants pour le Trail. Raidlight a également repris la société Vertical, spécialisée dans les vêtements de montagne. Nous sommes aujourd'hui 30 collaborateurs installés à Saint-Pierre-de-Chartreuse. www.raidlight.com - www.verticalmountain.com

Station de Trail et Espace ski-de-rando : pour partager notre passion été comme hiver, nous avons créé et mis en place deux outils d'initiation et de perfectionement : www.stationdetrail.com, et www.espace-skiderando.com

Chambres d'hôtes... Avec ma femme Claudie, nous proposons 3 chambres d'hôtes à Saint-Pierre-de-Chartreuse, à deux pas des commerces et de la Station de Trail, venez découvrir la Chartreuse depuis chez nous...www.ancolie-sportive.com

Programme 2013 : Tor des Géants (Italie), Marathon des Sables (Maroc), Défi de l'Oisans, Grand Duc de Chartreuse, Lantau 50 (Hong-Kong), Speedgoat 50K (USA), Tour 101 (Taiwan), Tour First (Paris)...voir ici


Mardi 27 avril 2010 2 27 /04 /Avr /2010 21:44

(Annapurna Mandala Trail 2010, compte-rendu de course réalisé au fil de l’eau sur mon Iphone)

 

Annapurna-Mandala-Trail 1133J-1 et J0-12 et 13/04/10, Paris – Kathmandou - Arughat

Presque 24h de transit aérien, six heures de minibus sur des routes défoncées, et un pont suspendu à traverser pour arriver à Arughat, petit village perdu au fond des Himalaya...

Accueil du village avec distribution de fleurs, d’une écharpe de bienvenue et de fleurs, en échange nous organiserons une petite course pour les enfants cet après-midi. Cette première partie autour du Manaslu promet un Népal plus sauvage sur des chemins peu fréquentés par les touristes.

 

Début du Programme : 42km demain, puis 52km, marche d acclimations 18km au Manaslu Base Camp, 16km, puis 62km, dont un col a 5.200m d’altitude...

 

Aujourd'hui, repos, contrôle du sac (un peu moins de 6kg pour moi), et contrôle médical.

 

 

 

 

 


 

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Annapurna-Mandala-Trail 1186J1-13/04/10, Arughat (alt 500m)- Dovhan (alt 1.200m), 42km, +1.200m

Départ du Temple, après une petite cérémonie comme à notre arrivée : remise d un petit foulard à chacun, et un petit point rouge a base de fleurs sur le front.

Etape variée, assez roulante au début avec de la piste, quelques montées d’escaliers bien raides, quelques descentes humides. Forte chaleur, mais avec beaucoup d’endroits plus frais a l’ombre de grands feuillus ou au bord de la rivière. Villages typiques aux petites guinguettes à coca-cola bien frais, et cinq ou six ponts suspendus aériens.

J’ai suivi le départ rapide des Népalais Djorbir et Deepak, mais allant un peu plus vite sur la piste j’ai fait l’écart. Deepak n’était pas loin jusqu’à la mi-course. J’ai couru à un rythme régulier sans jamais être dans le rouge et sans jamais trop relâcher, même si je ne voyais plus personne derrière. 4h03mn, Thierry Chambry arrive 23mn plus tard, les Népalais un peu plus d’un quart d’heure après.

Dhovan est un village à l’ancienne, avec quelques familles qui vivent d’une culture difficile de maïs dans des petits champs en étage le long de la Gandaki. Cela nous semble des siècles en arrière, mais je pense que la Haute-Corrèze de mes grands parents n’était pas si différente, et cela m’y fait toujours penser pour relativiser...

Le Lodge est pittoresque, chambres à l’étage par une échelle, directement sous le toit en lauze. Double sieste et double dal-bat (le plat local : riz et lentille), pour repartir demain a remonter la longue vallée qui s’achèvera au col a 5.200m âpres 4 jours bien chargés.

 

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Annapurna-Mandala-Trail 1169J2 14/04/10, Dovhan - Namrung (alt 2.500m), 52km, +2.800m

Nous quittons Dhovan a 7h00 après un bon petit-déj de nos cuistots : galettes, omelette, et thé ou café. J’avale tout, la journée promet d être longue.

Départ prudent, je mène un petit trio avec Deepak et Djorbir. A un arrêt fontaine, les Népalais passent, et au bout de quelques kilomètres je rejoins Djorbir. Je décide de le suivre jusqu’au moins Filim, où la carte ne semble pas bien claire. Bonne idée, Djorbir me fait éviter pas mal d’hésitations sur des chemins pas évidents. Djorbir lâche, Deepak est devant, je pointe a 5mn, mais nous n’avons fait qu’à peine un tiers.

Il faut laisser glisser les kilomètres, en courant le plat et les descentes, et préserver les cuisses en montée. La gestion de l eau est importante, et j’ai trouvé le rythme, pour boire environ 600ml/h. 

J’ai deux bidons, quand un est fini je le rempli d’eau que je laisse se désinfecter avec une demi-pastille pendant que je bois le deuxième. 

Quand le deuxième est juste bu, il faut trouver un marchand de coca, et faire le plein des deux bidons en coupant le coca avec l’eau désinfectée. Le prix du coca s’élève doucement au fil des km, monté à dos de mule cela se comprend...

J’ai passé une agréable journée, sans lassitude, à suivre l’itinéraire sur la carte. L’étape était longue, et j’ai repris Deepak aux 2/3 du parcours, il avait l air sec. En tête et personne derrière, ça motive a garder le rythme et les hameaux s’enchainent comme les montées. Jusqu’ à l’hypo... Pas l’hypothermie, ça ne risquait pas vu la chaleur, mais l’hypoglycémie dans la dernière et interminable montée. J’avale ce qu’il me restait de miel (qui me fait office de gel),  mais je reste "faible" et la tête qui tourne, ce qui ne m’empêche pas de marcher... D’un coup cela me revient, j’ai 10 bonbons au menthol acheté a Arughat (enfin 9, puisque j’en ai laissé un au gamin qui me les a vendu…) ! Ils sont avalés rapidement, et me permettent de finir... La grande majorité des coureurs aura été "short petrol" sur cette dernière bosse. Mais franchement, je ne pensais pas mettre 6h44mn... Thierry arrive 34mn derrière, et les Népalais bien plus tard vers la 6-7eme place.

 

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Annapurna-Mandala-Trail 1219J3 15/04/10, Namrung - Samagaon (alt : 3.600m). 18km, +1.400m

Une étape "courte", c’est a dire 2h24mn d effort "seulement"... Nous avons couru à 3, avec Philippe Dauriac et Thierry Chambry, a remonter les plateaux jusque 3.500m d altitude. Je termine avec Philippe Dauriac qui s était échappé dans la dernière longue cote.

Nous avons quitté les traditions d influences hindoues pour les traditions d influences bouddhistes et tibétaines en arrivant à Lho :  moulins à prières, monastères. Le Manaslu, ses glaciers et ses 8.100 mètres nous surplombent admirablement. L altitude et la fraicheur nous gagnent doucement. Demain, Camp de base du Manaslu, au pied de la montagne, à l altitude du Mont-Blanc... Dans deux jours nous en auront terminés de cette longue et reculée vallée pour basculer vers les Annapurnas... Une heure d avance c est beaucoup et peu à la fois, il faudra autant gérer la course que la blessure ou les éventuels problèmes d estomac. Avancer un peu plus chaque jour, manger, dormir, et découvrir...

 

 

 

 

 

 

 

 


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Annapurna-Mandala-Trail 1246J4 16/04/10, Samagaon - Samdo (alt : 3.860m), et montée au Camp de base du Manaslu, 18km, +1.500m

Une journée tranquille, où nous sommes juste monté à l altitude du Mont-Blanc pour être au camp de base du Manaslu. Trois expéditions en attente d une bonne fenêtre pour ce 8.000.

Le temps de penser à toutes les améliorations de produits notées sur l Iphone...

Mais l AMT c est aussi le plaisir de partager une bière et un peu de viande boucanée avec Jorbir et Deepak comme ce soir dans la cuisine du lodge, avec peu de mots, mais un partage d expériences.

 

 

 

 

 

 

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J5 17/04/10, Samdo - col du Larke Pass (alt : 5.200m) - Bagharchat (alt : 2.060m) 60km, +2.400m -3.800m

Je sentais une journée de baroudeurs, ça n a pas manqué... Départ à 4h30 de Samdo, pour attaquer le Larke Pass, qui signifie le col "long". La montée n'est pas chronométrée, je pars le dernier et je remonte tout le monde. Un peu moins de 4h pour ce long col de 20km, dont les trois quart à remonter le long d une moraine d un glacier gigantesque. Prés de 2h au dessus de 4.500m d altitude. 

Annapurna-Mandala-Trail 1219Personnellement aucun problème avec l altitude, pas de mal de tête, même si ça monte moins vite. Mais rien à voir avec les trois coureurs qui ont reçu une piqure de Celestene pour finir le col.

Départ du chrono du col, c est parti pour plus de 3.000 mètres de descente. C est fou le nombre de cailloux et de galets que le cerveau a eu à traiter dans cette journée pour ne pas chuter. Tout cela sur fond de chaine des Annapurnas devant et de face nord du Manaslu derrière. Cette vallée est encore moins fréquentée que l autre versant. Au sortir du village de Bimtang, il faut traverser le fond du glacier et de la rivière, deux kilomètres de chaos... Je suis des traces dans le fond asséché, et j aperçois le pont en contrebas, super ! Arrivé au pont: pont détruit, avec un fort torrent en dessous ! Pour sauter il faudrait s appeler Carl Lewis ou Steve Austin. Pas de solution Mac Giver avec notre corde de 3 mètres... 

Seule solution, traverser... Je repère un passage plus propice 200m en bas. L'eau est laiteuse, impossible de savoir jusqu’ où va s enfoncer le pied... A mi-cuisse dans une eau glacée, les pieds sont littéralement anesthésiés pendant 2 minutes à la sortie. Longue descente dans une forêt fleurie sur fond de sommets glaciaires. 

Végétation luxuriante, abimes gigantesques, paysages extraordinaires... Une petite sortie de piste dans un verger à cause de chèvres qui ont fait des traces de partout, une dizaine de minutes de perdues... La descente se termine par une longue passerelle de plus de 200 mètres, il ne reste plus qu’à remonter au lodge... Au total 4h de montée au col, et 5h18 de descente, une bonne journée. Thierry mets environ 1h de plus, les Népalais ont remporté l étape en moins de 5 heures...


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Annapurna-Mandala-Trail 1276J6 18/04/10, Bagharchat - Manang (alt : 3.440m) 40km, +1.800m

Profil montant pour ces 40km, alternant des portions bien roulantes avec des petits sentiers techniques. Je pars doucement pendant la moitié du parcours, 20km faits en plus de 3h15... J ai laissé partir Thierry Chambry et Deepak. La deuxième partie est plus roulante, et je finis fort, je finis sur les talons de Thierry a 3mn en plus de 5h30. 

Avec 2 heures d avance sur Thierry, j ai de quoi voir venir. Mais il reste 150km, il ne faut ni se blesser ni tomber malade. A mon avantage, je suis celui qui passe le mieux en altitude avec les Népalais. Demain journée sans chrono au Tilicho Lake, avant la  remontée sur 2 jours du Thorong Pass à   5.500m mercredi.

 

 


 

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Annapurna-Mandala-Trail 1314J7 19/04/10, journée de repos à Manang (alt : 3.440m) 40km

La journée commence par un vrai pain au chocolat dans une des boulangeries de Manang. Ensuite, visite a un lama ermite dans la montagne (500m de dénivelé...), pour une petite bénédiction pour le Thorong Pass. Ca m a couté 100 roupies (1€), le thé était inclus... 

Très sympathique, vue imprenable sur les Annapurnas, il a plus de 90 ans et habite là-haut depuis 41 ans.

Ensuite manger (vegetable burger - frites -apple pie), dormir (sieste 2h30 !), manger (frites, apple pie...), la journée de repos aura été mise a profit pour une remise en état avant le second col au delà de 5.000 mètres. Dés ici a 3.400m nous sentons bien l altitude, simplement en montant les 3 escaliers de l hôtel. Et pourtant des gens cultivent et vivent ici toute l année.

 

 


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Annapurna-Mandala-Trail 1320J8 20/04/10, Manang - Thorong Phedi (alt : 4.400m) 20km, +1.200m

Arrivée en haute altitude pour cette course de cote de "seulement" 

18km. Deepak n'a pas dit son dernier mot. Autant il est un peu juste sur le long, autant sur le court il est très fort puisqu’ il a battu le record de cette classique de l AMT en 2h13mn. Thierry qui comptait 40mn d avance sur Deepak avant aujourd'hui concède 10mn et s accroche. 

Je crois que j ai bien fait de prendre de l avance, et je la gère avec parcimonie. Aujourd'hui je finis à 10mn de Thierry, et derrière Philippe le cantalou, Josep le catalan, Pascal le Drômois, et Mathias le kikoureur... Au delà de 4.000m d altitude, je préfère lever le pied. Et on sent les poumons bruler dés le moindre faux-plat, dés que l on pousse un peu dans le rouge les appuis deviennent moins surs "comme après quelques bières"...

Comme a chaque fois que nous sommes en altitude, le médecin prend notre "taux de saturation", c est à dire le % d oxygène que nous réussissons à utiliser par rapport a la plaine. Ce soir, à 4.400m d altitude, j ai 86%, cela varie de 80% (en dessous il y a problème d Acclimatation) à 88% (les népalais vivant toute l année a cette altitude peuvent atteindre 95%).

Nous allons dormir à 4.400m d altitude, dans un lodge de qualité et relativement bien isolé ce qui va nous éviter le froid des courants d air habituels. Thorong Phedi est le point clef du passage du Thorong Pass, les marcheurs y montent en 2 ou 3 jours, et y restent souvent 2 nuits pour s acclimater, avant "l assaut final".

Demain nous attaquerons ce qui commence pas un véritable mur jusque High Camp, avant de redescendre jusque Marpha, ce qui se fait généralement en 3-4 jours. Une fois le col à 5.500m passé, nous entreverrons l arrivée...

 

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Annapurna-Mandala-Trail 1329J9 21/04/10, Thorong Phedi (alt : 4.400m) - Marpha (alt : 2.650m) 40km, +1.000m, -2.800m

Une bonne cote de 1.000m jusque le Thorong Pass, col "le plus haut du monde" pour commencer, puis une longue descente vers Mukhtinat. Le chrono est déclenché à partir de High Camp (4.800m) au passage de chacun, la montée est par pallier, mais assez rapide, je monte les 650m en 57 minutes. Longue descente assez rapide jusqu’ au monastère de Mukhtinat puis 15km de piste en passant aux portes du Mustang. Le Népalais Jorbir rentre en 4h12, puis nous sommes quatre aux alentours de 4h40mn, le classement de devant reste inchangé. Marpha est un des plus jolis villages du parcours, journée agréable.

Demain 30km de piste en "profil descendant Népalais", comprendre qu’ il y a régulièrement des petites remontées.

Nous passerons par les villages longuement décrits dans "Annapurna 1er 8.000", dont Tukuche, le camp de base des français pour la conquête du 1er 8.000 en 1950 par Lachenal et Herzog, parrain de l AMT en l honneur de cet anniversaire.

 


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Annapurna-Mandala-Trail 1357J10 22/04/10, Marpha - Dana (alt : 1.740m) 30km, -1.100m

Le parcours se profile ennuyeux avec la piste qui se termine entre Beni et Jomsom, où avant il n y avait qu’un chemin de montagne. Mais comment blâmer le progrès pour les locaux qui auparavant étaient a plusieurs jours de marche de tout. Les premiers effets de la nouvelle piste se font sentir quand nous coupons par le lit de la riviere les grands lacets de la piste : encore l an dernier il y avait un chemin tracé par les porteurs, et cette année ce n est plus le cas. La Khali Gandaki au niveau de Tukuche est un large lit de galet de prés de deux kilomètres de large, ce qui laisse imaginer le flux lors de la mousson. Nous cheminons donc au fil des méandres de la riviere, nous mouillant régulièrement les pieds.

Au niveau de Lete, la vue alentours devient grandiose. Derrière nous le Daulaghiri (alt >8.000m), et le Tukeche Peak en rempart glacé. Et devant nous le sommet principal des Annapurnas et son arrête coté nord, par où l expédition française avait gravi pour la première fois un des douze 8.000 que compte notre terre. Je cherche un itinéraire, mais il n y a rien d évident, sur cet Annapurna où les statistiques donnent aux alpinistes une chance sur deux d en revenir... Au bois de Lete, titre d un chapitre de "Annapurna 1er 8.000", je me remémore ce livre que j avais dévoré l an dernier lors des 3 jours d acclimatation. Le "Daula" derrière nous, sommet initialement prévu par l expédition avant d être trompé par une carte trop approximative, la tentative de contournement par le Tilicho, puis la découverte par un des alpinistes de l expé d un passage vers la face Nord, le col du "27 avril", jour de sa découverte capitale pour accéder a l Annapurna I en 1950. Ce col se dresse juste devant moi, et j essaie d imaginer l aventure humaine il y a soixante ans dans ce pays reculé que parfois encore nous croyons au Moyen-âge... Le bois de Lete est désormais traversé par une piste, mais les montagnes, leurs arrêtes effilées et leurs glaciers suspendus nous y dominent toujours magistralement.

Annapurna-Mandala-Trail 1363Dans ces pensées les kilomètres passent,  et je rentre tranquillement dans la petite vallée de Dana. J étais bien lâché par le groupe de tête depuis bien longtemps, et les quelques photos prises n ont rien arrangées a mon temps d arrivée, je termine 8 ou 9, a 30 minutes des Népalais et 15 de Thierry. Il me reste ce qu’il faut d assurance-temps avant la grande ligne d arrivée de demain, au sommet de Poon Hill, et de ses 9.000 marches et 2.000m de dénivelé pour y accéder depuis Tatopani. Sous la tonnelle fleurie, les Dal-bat et les Everest (bières locales en bouteilles de 1 litre seulement...) nous redonnent de l énergie, nous imaginons déjà de nouveaux itinéraires pour les futures éditions, dont un aller-retour au camp de base des français, via le col du 27 avril...

 

 


 

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Annapurna-Mandala-Trail 1391J11 23/04/10, Dana - Poon Hill (alt : 3.250m) 20km, +2.000m Poon Hill, altitude 3.250m, le fameux sommet du trek des balcons des Annapurnas, une vue a 360 degrés sur les 8.000 alentours. Et 9.000 marches pour y monter...

Départ rapide sur les 5km entre Dana et Tatopani, puis 2.000m de dénivelé à gérer.

Je termine 3eme de l étape, à 10mn de Deepak, et derrière Philou Dauriac. Arrivée en haut de la fameuse colline a 3.200m d altitude, pour un pic-nic en accueillant tous les coureurs et marcheurs.

 

Je sors victorieux de cette grande aventure (je suis le premier français à gagner au Népal, le deuxième non Népalais après Christophe Jaquerod le Suisse), et cela me fait plaisir après avoir mis si longtemps à venir découvrir ce Népal et ses sommets légendaires pour tous les amoureux de la montagne.

Sur cette course je n ai jamais vraiment ressenti de lassitude, bercé par la variété des terrains, les sensations d altitudes à gérer, et les impressionnants panoramas des montagnes des Dieux. Le dossard était là pour nous aider à nous surpasser quand seuls nous n aurions jamais accompli cela. J ai acquis ma victoire dans des qualités supérieures en gestion des longues étapes face aux Népalais, et face a Thierry par mon expérience de l AMT l an dernier et des courses a étapes en général. Ensuite de la gestion, et un peu de rêve permanent pour accomplir ces 380km avec mon sac a dos.

 


Annapurna-Mandala-Trail 1228Le Trail est un espace de compétition sportive que j apprécie et auquel je me mesure régulièrement. Mais le Trail est pour moi également un moyen de locomotion, autre chose qu’une compétition, un prétexte et un moyen de découvrir le monde autrement, de l Oisans, en passant par la Réunion et les déserts africains, jusqu’ ici aux confins du Népal pour cet Annapurna Mandala Trail 2010.

 

Merci Bruno (Poirier) de nous faire partager ta passion du Népal et du Trail.

Namasté.

 

 

 

 

=> la gallerie photo (qualité Iphone) : ici

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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /Avr /2010 22:11

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Que d'envie de courir ce Bugeat-Corrèze Raidlight Trail sur les traces de mes terres familiales... Le parcours partait de Bugeat (chez mes grands-parents paternels), passait à Tarnac (où j'ai été baptisé), et à "La Bessette" (chez mes grands-parents maternels)...

 

Un minimum d'entraînement s'imposait pour courir ces 42km, alors la reprise s'est faite le WE dernier, avec 3 séances cette semaine, mieux vaut tard que jamais...

 

La météo fort pluvieuse pour le balisage la veille  et la grèle la nuit précédente n'annonçaient rien de bon. Mais le temps fut finalement correct.

 

 

 

 

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Un parcours varié

Le parcours était tracé "varié", alternant des portions roulantes de pistes forestières, avec des portions 100% dans la forêt hors sentiers et droit dans la pente. Je n'avais pas participé au traçage, mais franchement c'était au-delà de mes espérances, ayant toujours désiré faire des portions de trail au coeur de la forêt. Cela parfois dans les sapins sur des tapis de mousse bien verte, parfois sur des tapis de feuilles dans les forêts de hêtres. Un vrai régal, d'autant que les frères Desproges avaient bien pris soin de nous faire passer par les points de vue et endroits pittoresques.

 

 

 

 

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Géré en spéciales / liaisons.

Un départ prudent, pour m'échapper dès la première portion "Trail"... Retour au mode diesel sur les portions roulantes, gérées comme des liaisons, puis mise sous pression dans les "spéciales"...Parmi les plus fameuses, celle du "bois de Tempétier" (une descente droit dans la pente jusqu'au ravito n°1), de "Puy Murat" (une montée droit dans les épicéas jusqu'aux ruines d'un chateau, "des rochers à cupules" (une montée bien raide jusqu'à un rocher-grotte), et pour moi les plus fameuses, celle le "L'Oeil Blanc -1- par les bois de la Bessette et le chemin des écoliers", puis "l'Oeil Blanc -2- de Lacombe aux Gouttes"... De quoi bien s'amuser, et ne pas regretter d'être parti assez cool...

 

 

 

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Une jolie victoire.

Ce n'est pas la victoire du siècle (en 3h48mn), mais je suis vraiment satisfait d'avoir courru sur ces chemins où j'ai passé mes étés d'enfance, avec plein de petits repères et de souvenirs. Un zest de pluie juste quand j'arrivais à La Bessette, comme si ma grand-mère Françoise l'avait commandé: si elle avait été là j'aurais surtout risqué un amical coup de baton "à m'user les jambes inutilement"...

 

Egalement, cela fait plaisir de participer à la promotion de ce Trail qui deviendra grand. Ce n'est pas facile de faire venir jusqu'en Corrèze, mais je pense que le bouche à oreille fonctionnera.

 

 

 

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Surtout, au delà de la course en elle même, cela fait très plaisir de voir que l'organisation a permis de fédérer 11 associations locales autour d'un projet. Parmis l'implication des villages, des Trailers presqu'anonymes comme "Titi" qui a tracé le parcours autour de Lacombe, défrichant des chemins avec une vingtaine de passionnés pour nous faire passer au coeur de son pays. Le balisage difficile par le Grouik-moto-club qui nous a montré que la cohabitation trailers-moto pouvait être chaleureuse (balisage : à cause de la pluie des jours précédents et notamment le samedi, des traces mises le samedi matin avaient déjà disparues le samedi soir... En tout ils sont passé 3 fois en 24 heures). SMAG bien sûr, avec une dizaine de bénévoles aguerris par le Défi de l'Oisans et le Winter Trail.

 

Et puis François DESPROGES et son frère Frédéric, chevilles ouvrières locales, comme maitres d'oeuvres de cette journée à Bugeat, du centre du bourg au centre national d'entraînement des 1.000 sources, pour un marathon-trail arrivant sur les bords de la piste Alain Mimoun, le plus célèbre des Bugeacois, champion Olympique à Melbourne en 1956...

 

 

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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 22:53
EspritTrail

Un reportage spécial de quatre pages sur Raidlight et son fondateur (moi !) dans le numéro en kiosque actuellement de ESPRIT TRAIL. Découvrez-le en kiosque...
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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 20:46

Ic002 Bugeat, ma terre familiale

Bugeat est un charmant chef-lieu de canton de Haute-Corrèze, environ 1.500 habitants, d’où est originaire toute ma famille. C’est dans le Limousin, entre Limoges à 1h, Clermont-Ferrand à 1h30, et Brives à 1h, et accessible par le train depuis Paris. Mais ça se faisait aussi en 2CV pour descendre en vacances il y a quelques années…

 

Bugeat est situé sur le plateau de Millevaches, ce qui signifie « mille sources » (mais il y a aussi beaucoup de vaches, dont la race Limousine est prisée pour la viande). C’est un plateau, mais depuis mon enfance j’ai toujours eu du mal avec la notion de plateau, alors que quand on est dessus il n’y a jamais de plat, ça monte et ça descends toujours quand on y fait du vélo… Ce plateau alterne entre 600m et 900m d’altitude (dont le fameux Puy Buisson, propriété familiale, 845m, c’est pour dire…), avec de belles landes marécageuses, et de belles sapinières à champignons (mais ça il ne faut pas le dire).

 

L’accueil et l’arrivée se tiendront au stade Alain Mimoun, une superbe piste en tartan, au sein d’un complexe sportif national (Centre sportif des Milles sources). Gymnase en parquet où s’entrainait le fameux CSP club de basket de Limoges, 2 terrains de rugby, terrains de foot, jaccuzzi, etc… le centre accueille des clubs de tous niveaux pour une prestation de qualité qui sera proposée aux coureurs (hébergement, repas…).

 

Ic004 Mais le clou du spectacle, c’est avant tout la Bessette, sa cote, sa montagne, son arbre du coucou…

La Bessette, c’est où il y a la maison de ma grand-mère maternelle, un hameau de désormais une poignée d’âmes, mais où vivaient jusqu’une vingtaine de famille. La terre était rude, mes grands parents vivaient du grand potager, de la culture d’un peu de céréales, de l’élevage d’un troupeau de moutons et de vaches, et de poules et lapins pour consommations personnelle. La maison, que dis-je « les maisons », mes parents ont maintenant presqu’un quart des maisons du village ! (la valeur de l’immobilier n’est pas celle de Paris…). C’est un petit pays perdu où j’ai passé tous mes étés d’enfance, entre faire du vélo, construire des cabanes, chercher des champignons (mais y’en n’a plus, n’en cherchez pas). Sa fameuse « côte », où pour arriver à la montée en vélo il m’a fallu un certain temps. Et sa « montagne », le Puy Buisson, 845m d’altitude, à 3-4km du village seulement, mais chez nous on appelait ça la « montagne », une grosse colline où plusieurs tonnes de myrtilles étaient ramassées les bonnes années. La montagne, comme celle de Jean Ferrat… 

 

La spéciale Benoit LAVAL sur le Bugeat-Correze Trail:

Egalement, je vous conseille la fameuse Eglise de Tarnac (où j’ai été baptisé) et son chêne de Sully, la fameuse cote de la Bessette, le Champ Redon où était le champs de pommes de terre de la famille, le stade Alain Mimoun où j’ai croisé plusieurs fois avec le vrai Mimoun qui donnait des autographes… Une de mes tantes avait d’ailleurs, parait-il, la foulée d’Alain Mimoun de ses propres dires…

 

 

Présentation des Co-organisateurs, et lien social

Ce Trail à Bugeat, cela fait longtemps que l’on y pense. Le Trail c’est avant tout faire découvrir son coin de pays, alors à chaque fois que je croisais les frères Desproges (environ tous les deux ans…), on se disait qu’il faudrait organiser un Trail. Les frères Desproges, Bugeacois, sont des coureurs passionnés (1h05 au semi pour François), ex-organisateurs des Foulées Bugeacoises. Le déclic a été la rencontre avec le nouveau directeur du centre des Milles Sources, qui cherchait de la promotion. Mon père, organisateur du Défi de l’oisans  avec l’association SMAG, a réuni tout cela pour envisager la création de ce Trail à Bugeat. 

 

Au-delà de l’aspect sportif, je suis surpris de la dimension « lien social » que cette course génère sur le plateau. Des Trailers de tout bord sortent des bois, l’association des commerçants s’y mets, l’association des pécheurs aussi pour ré-ouvrir un petit chemin, etc… L’engouement est fort pour faire découvrir ce très joli coin du plateau de Millevaches !

 

 

 

Ic035 Alain Mimoun, champion du pays

Alain Mimoun est surtout connu pour être champion Olympique du Marathon à Melbourne en 1956. Mais il a également obtenu plusieurs autres médailles olympiques, et a le record du nombre de titre de champion de France en athlétisme. Il s’est marié à Bugeat, y habitait, et naturellement s’y entrainait (il y habite encore la moitié de l’année). De là est sorti de terre un stade, puis un petit centre d’entraînement qui avait la réputation de Font-Romeu il y a quelques décennies. Le centre national d’entraînement des Milles Sources accueille désormais des clubs de tous niveaux, et l’équipe de France de boxe en préparations olympiques.

 

 

 

Un parcours varié et travaillé

Je n’ai pas travaillé au parcours, il a été tracé par les frères Desproges. Nous souhaitions simplement si possible que cela passe par chez nous, et c’est le cas avec un ravitaillement à … la Bessette.

Il n’y a pas de gros dénivelé, mais le parcours toujours vallonné dépasse les 1.500m de dénivelé. Pour l’avoir reconnu intégralement, il me plait ! On y découvre un tracé peaufiné pour faire passer aux points de vue, et faire quelques détours vers des éléments pittoresques. Il y a beaucoup de variations entre alternance de pistes forestières et de parcours hors piste en sous-bois de feuillus ou sur un tapis de mousse verte sous les épicéas. Certaines portions sont très techniques, et il y aura de quoi s’amuser ! D’autres sont plus roulantes comme le passage au bord de la Vienne.

 

A découvrir dans l’ordre d’apparition : Bugeat avec le départ du centre du bourg, le champs où s’était posé un OVNI qui avait fait la une de Paris-Match en 1954, le village perdu du Petit Paris, le Menuet - petit cours d’eau aurifère (mais les chercheurs d’or ont disparu), Tarnac – son église – son chène - et l’épicerie de Julien Coupat le « terroriste international local (… no comment !) », la vallée de la Vienne, les ruines du Puy Murat, le Rocher à Cupule, les reliques agricoles du Font-Frède, La Bessette, l’Arbre du Coucou, Les étangs de la Voute, Le Stade Alain Mimoun, et les Tourtous de pomme de Terre à l’arrivée.

 

 


Ic026 Favoris :

Thierry Breuil : double Champion de France de Trail, qui fera le 11km ou le 21km

Bertand Itwseire : toujours recordman du record de l’heure, record 2h11 au marathon en 1989…

Bernard Durand (père) : ex-champion de France de marathon en vétéran (record 2h17mn)

Sylvain Durand (fils) : 2h25mn au marathon.

Benoit Laval : local de l’épreuve.

 

Dernière anecdote, « je veux la coupe »…

Quand je devais bien avoir dans les 9-10 ans, en poussin 2 ou benjamin 1, je courrais les fameuses Foulées Bugeacoises, trois tours du champ de foire. Cette course, mes genoux s’en sont longtemps rappelé, ayant dérapé sur les gravillons au départ… Au terme d’une course âpre et épique tel un Championnat du Monde, je parvenais à passer la ligne d’arrivée en premier. Quelques difficultés de l’organisation avaient un peu semé le doute sur le nombre de tours de chacun, mais je savais que j’avais fait premier, et le deuxième savait qu’il avait fait deuxième. Nous le savions tous les deux, en attendant la fameuse remise des prix dans la salle des Fêtes. Et là, le drame se produisit, je ne fus pas appelé… mais ce fut le deuxième, dont je tais le nom, même si je que je crois bien savoir qui c’est. Suite au petit cafouillage de l’organisation, j’avais été déclassé par erreur. Surpris, désemparé, je n’avais rien dit, et j’avais vu cette coupe me passer sous le nez… Alors même mal entraîné, j’espère bien faire bonne figure sur ces terres corrézienne…

 

 

Soyez les bienvenus !

 

 

Ic031 Renseignements Course:

BUGEAT-CORREZE-RAIDLIGHT-TRAIL

Le 4 avril 2010, à Bugeat (Corrèze), 42km, 21km, ou 11km.

Course éco-responsable,

sans gobelets plastiques aux ravitaillements (éco-tasse fournie), balisage biodégradable

34€ incluant course+repas+lot Raidlight+Ecotasse

2ème manche du Raidlight Trail Trophy 2010

 

www.raidlight.comhttp://smag.over-blog.com

 

 

Liens utiles :

Le centre d’entraînement : http://www.espace1000sources.com/

 

 

Ic007 Ic019

 

 

Toutes les photos : http://www.benoitlaval.com/album-1592548.html

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Dimanche 14 mars 2010 7 14 /03 /Mars /2010 19:33
BL2009ic-copie-1 L'entraînement est proche de zéro depuis plus d'un mois. Quelques footings le week-end, une sortie escaliers à l'improviste parce qu'on m'y entraine... L'ECOTRAIL sera sans moi.

Manque de motivation,
disons surtout que j'ai l'esprit occupé ailleurs avec Raidlight. La société tourne bien, généralament ça me motive à courir. Mais là on a depuis quelques mois des problèmes pour trouver de nouveaux locaux me pourrissent la vie. Je m'y suis pris à l'avance, il y a 15 mois, mais pas de possibilité sur le plateau du Pilat. Je suis consterné du manque d'intérêt pour 20 emplois, et pour l'image positive que l'on génère du territoire. Depuis 15 mois, on nous ballade de réunions en fausses pistes (54 RDV au total...), et j'y perds mon énergie, m'endormant avec ce problème, et me levant encore avec celui-ci...
Au désespoir de nous exiler, nous avons visité de magnifiques sites dans le Vercors, les Bauges, la Chartreuse, sur des site sportifs et touristiques au potentiels bien plus larges que le Pilat. La solution n'est donc plus très loin, même si humainement le choix ne sera pas facile (5 à 8 salariés sur les 20 ne pourraient continuer l'aventure, et ça c'est déplorable d'être le seul devant ce constat). Mais il nous faut des solutions aujourd'hui, vu la croissance de Raidlight, et même si c'est la mort dans l'ame que nous quitterons la Loire et le Pilat, j'aurais fait le maximum et j'aurais la conscience tranquille. Choix d'ici 10 jours, et je suis certain que l'envie de courir reviendra...
Comme quoi il y a plus grave que l'entraînement et les courses...

Nouvelle programmation.
Même peu entraîné, je pense aller m'aventurer au Bugeat-Corrèze Trail, un Trail qui passe sur mes terrains de jeu d'enfance. Ensuite, Annapurna Mandal Trail en avril, deux semaines pour reprendre la forme au Népal, sur un nouveau parcours passant au pied du Manaslu et de l'Annapurna, avec deux cols au dela de 5.000m... Ensuite on verra, peut-être Merrel Oxygene, surement d'autres Trails en juin, avant ce qui devrait être ma première sélection en équipe de France au Swiss Alpine Marathon fin juillet (mais sur ce point je reste prudent, je serais en Equipe de France quand j'aurais le maillot sur le départ de la course...).

A bientôt !
 
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 10:27

22250_1383653391324_1231667569_1121180_4794848_n.jpgUn planning trop chargé, un calendrier compliqué, et un peu de retard dans les news du WE dernier. Mais pourtant, ce n’est pas que je fais la gueule ou que je suis hyper déçu, non, simplement que j’ai la tête à autre chose. Parce qu’en définitive, j’ai passé un bon WE à Gruissan.

 

On descend dans le Sud, on espère du beau temps et de la chaleur… et il fait aussi froid que chez nous… Le soleil est pourtant au départ de Gruissan, mais il y a un bon vent glacé comme dans le Grand Nord (tout ce qui est au dessus de Montélimar à entendre Cyril…).

Le départ est assez rapide. Il y a un peloton bien dense, je suis avec le groupe tête jusqu’à la première bosse sévère la montée de la citerne. Là, les deux coureurs de montagne (Rancon et Breuil vont commencer à s’expliquer, tous les autres on est 10 mètres derrière pour mieux savourer l’explication. Dès là, j’ai les jambes un peu lourdes, et je laisse glisser vers l’arrière. Au fil des kilomètres, j’ai l’impression que ça va super vite, le peloton de tête s’éloigne devant, mais après réflexion, c’est moi qui tourne au ralenti… J’ai exactement cette impression : courir au ralenti, comme l’homme qui valait 3 milliards, mais en moins bien quand même…

 

Le massif de la Clape est magnifique, hyper technique, avec un parcours tracé « sauvage », du vrai Trail. Je me dis que la roue va peut-être tourner, et que j’aurais des super jambes pour la deuxième partie plus roulante. Puis la lassitude me vient, à force de ne pas avancer comme j’aimerais. Ce n’est pas de la lassitude à vouloir se pendre, c’est plus un manque d’envie de se faire mal qui vient, et l’envie de profiter de ce beau dimanche matin et du super parcours dans la Clape. Alors doucement ça ralentit, je cours quelques encablures avec Gilles Guichard (qui lui ne ralentit pas !), on discute un peu, puis il a mieux à faire… 33ème km, ravito à  deux kilomètres de la douche : la ballade du dimanche matin est déjà suffisamment longue, alors je mets le clignotant. Satisfait, et pas forcément déçu. Il s’agit surement d’un manque de récup des 40km du WE dernier dans les Calanques, dont les 20km du dimanche à fond les manettes.  Egalement, il ne faut pas se voiler la face : je ne suis pas entraîné comme il faudrait. Je peux élever mon niveau dans la neige ou sur un parcours technique que je connais très bien, mais quand il faut aller vite pendant 50 bornes, c’est plus compliqué.

 

Et cette semaine, le même plan d’entraînement continue : RIEN en course à pied, BEAUCOUP en boulot sur 2 méga-projets pour Raidlight…  Semaine prochaine en vacances, j’espère mettre les bouchées doubles, on verra bien. Pour l’ECO-Trail, j’ai intérêt à me bouger, parce que je ne me lancerais pas sur 80 bornes la fleur au fusil… Mais bon, la saison est longue, je ne me sens pas encore à la retraite…

 

A+

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