Bugeat, ma terre familiale Bugeat est un charmant chef-lieu de canton de Haute-Corrèze, environ 1.500 habitants, d’où est originaire toute ma famille. C’est dans le Limousin, entre Limoges à 1h, Clermont-Ferrand à 1h30, et Brives à 1h, et accessible par le train depuis Paris. Mais ça se faisait aussi en 2CV pour descendre en vacances il y a quelques années… Bugeat est situé sur le plateau de Millevaches, ce qui signifie « mille sources » (mais il y a aussi beaucoup de vaches, dont la race Limousine est prisée pour la viande). C’est un plateau, mais depuis mon enfance j’ai toujours eu du mal avec la notion de plateau, alors que quand on est dessus il n’y a jamais de plat, ça monte et ça descends toujours quand on y fait du vélo… Ce plateau alterne entre 600m et 900m d’altitude (dont le fameux Puy Buisson, propriété familiale, 845m, c’est pour dire…), avec de belles landes marécageuses, et de belles sapinières à champignons (mais ça il ne faut pas le dire). L’accueil et l’arrivée se tiendront au stade Alain Mimoun, une superbe piste en tartan, au sein d’un complexe sportif national (Centre sportif des Milles sources). Gymnase en parquet où s’entrainait le fameux CSP club de basket de Limoges, 2 terrains de rugby, terrains de foot, jaccuzzi, etc… le centre accueille des clubs de tous niveaux pour une prestation de qualité qui sera proposée aux coureurs (hébergement, repas…). Mais le clou du spectacle, c’est avant tout la Bessette, sa cote, sa montagne, son arbre du coucou… […]
Un planning trop chargé, un calendrier compliqué, et un peu de retard dans les news du WE dernier. Mais pourtant, ce n’est pas que je fais la gueule ou que je suis hyper déçu, non, simplement que j’ai la tête à autre chose. Parce qu’en définitive, j’ai passé un bon WE à Gruissan. On descend dans le Sud, on espère du beau temps et de la chaleur… et il fait aussi froid que chez nous… Le soleil est pourtant au départ de Gruissan, mais il y a un bon vent glacé comme dans le Grand Nord (tout ce qui est au dessus de Montélimar à entendre Cyril…). Le départ est assez rapide. Il y a un peloton bien dense, je suis avec le groupe tête jusqu’à la première bosse sévère la montée de la citerne. Là, les deux coureurs de montagne (Rancon et Breuil vont commencer à s’expliquer, tous les autres on est 10 mètres derrière pour mieux savourer l’explication. Dès là, j’ai les jambes un peu lourdes, et je laisse glisser vers l’arrière. Au fil des kilomètres, j’ai l’impression que ça va super vite, le peloton de tête s’éloigne devant, mais après réflexion, c’est moi qui tourne au ralenti… J’ai exactement cette impression : courir au ralenti, comme l’homme qui valait 3 milliards, mais en moins bien quand même… Le massif de la Clape est magnifique, hyper technique, avec un parcours tracé « sauvage », du vrai Trail. Je me dis que la roue va peut-être tourner, et que j’aurais des super jambes pour la deuxième partie plus roulante. Puis la lassitude me vient, à force de ne pas avancer comme […]
Pour la troisième année consécutive, le premier WE de février est consacré à une descente dans le Sud pour le Cross Alpin des Calanques (Trail de 20km, +1.200m – itinéraire non balisé), organisé par le Club Alpin Français. Une petite course limitée à 150 coureurs (complet bien sûr), dans « le plus beau paysage du MONDE » comme disent… les Marseillais… Répétition le samedi en faisant les 20km en sens inverse avec une petite sortie « off » et gratuite avec le Team Raidlight. Reconnaissance indispensable pour les novices, puisque l’itinéraire de la course n’est pas balisé… Une bonne sortie sympa, à découvrir les sentiers techniques, la Mer Méditerranée à main gauche, la bonne Mère à main droite. Nous finissons juste avant la nuit, le temps de boire une mousse avant le bus, puis retour à l’Auberge de Jeunesse. La course est toujours aussi pittoresque, avec des coureurs choisissant pour les uns le passage de l’escalade, pour d’autres le chemin classique rouge, d’autres le pierriers, d’autres la corniche… Moi j’ai toujours la même tactique dans cette première grimpette vers Marseilleveyre : me détacher pour être tranquille dans les premières descentes… Marseilleveyre en 20’ tout pile. Je cours relâché, au rythme. Mais je rate un premier chemin, 30 secondes de perdues, le petit pierrier, 30 secondes de perdus… Au détour d’une grande courbe vers Lumigny (1h05’15 »), je vois que j’ai quand même encore 1’30s d’avance sur Cyril et le recordman du parcours, Franck Salgues. Je tourne […]
Organisée par le prestigieux New York Road Runner’s Club (organisateur du Marathon de New-York), la montée de l’Empire State Building est un évènement particulier : il s’agit de gravir le plus célèbre des buildings New-Yorkais par les escaliers, soit 86 étages et 1576 marches. La course est assez internationale, avec une trentaine de pays représentés, et 250 coureurs sélectionnés. Le départ se fait dans la hall, largeur environ 5 mètres. Puis au bout de 20 mètres : 1 porte, largeur 1.20 mètres ! Ensuite, un escalier de service avec une rampe centrale. Les étages sont de différentes hauteur, et le nombre de marche entre chaque étage est variable. Les n° d’étage (marqués sur les portes de secours) grimpent assez vite (1 étage toutes les 10-15 secondes), mais le compteur est long jusque … 86, où l’arrivée se fait en plein air sur la plateforme. J’ai terminé 10ème en 12’11s, un meilleur temps que lors de ma première participation en 2004, mais une place moins bonne, 7ème à l’époque. Je suis un peu déçu de la place, surtout que le 4ème est à une poignée de secondes. L’entraînement spécifique a été léger, avec trois entrainements dans les escaliers de Saint-Etienne… semaine dernière après le Raidlight Winter Trail… Mais j’ai bien mieux géré que la première fois, et ça donne le goût d’y revenir, même si l’effort est extrême et que l’on ne sait plus où on habite au bout du trentième étage … Il faudrait que je m’y entraine un peu plus, disons que là j’ai fait 3 séances […]
Depuis début janvier, je m’entraîne en dents de scie : 3 jours à bloc deux fois par jour, puis plus rien pendant six jours, cela au gré de mon emploi du temps. Donc rien de très constructif, et toujours avec mes deux bons kilos de trop. L’organisation du Pilat Raidlight Winter Trail étant complètement au point sans moi (bravo et merci à toute l’organisation), l’envie d’essayer ce nouveau parcours me titillait. Mais franchement, au départ, de gros doutes sur ma capacité à accrocher du Guichard ou du Jacquerod… Départ prudent, tout en laissant bien aller sur les parties glacées où mes INOV-8 Mudclaw 330 font toujours des merveilles. Je monte Chaussitre en tête, cette bonne côte d’entraînement qu’il m’arrive de faire 6 fois de suite. C’est bien tassé, et pas de difficulté majeure. Pour la descente de l’autre coté, c’est par contre complètement « pourri » et crouté, impossible de profiter de la descente. Juste après le premier ravito, j’en profite pour faire une petite pause pipi, et je laisse mes 3 compagnons faire la trace le long des étangs de Prélager, sur une neige cette fois-ci particulièrement poudreuse… Je reviens doucement au fur et à mesure, pour recoller Gilles Guichard avant la montée vers la Croix de Caille, où la jonction se fait avec Alexandre Daum légèrement échappé. Un long plat bien glacé s’annonce, et j’en profite pour mettre un peu la pression avec mes bons crampons. Derrière ça suit bien groupé sur cette partie roulante. Arrive le virage de la maison de […]
Cette course je l’ai bien préparé. Les nombreux soutiens les jours précédents, pr mail et au salon des courses me font plaisir, mais ne me mettent pas la pression. J’ai également bien préparé les éléments matériels, et j’arrive serein et calme au départ. Je ne renie pas mon pronostic : faire dans les 5 premiers serait déjà une bonne course vu le niveau du plateau. Ma grande question personnelle est : ai-je tout simplement le niveau pour être dans le groupe de tête, je ne le sais tout simplement pas, n’ayant aucun repère à ce niveau. Nant-Sauclières J’ai fait le choix de la grosse lampe, j’y vois dix fois mieux que d’autres qui ont des lampes minuscules. En me plaçant devant, je ne cherche pas à m’échapper, mais simplement à prendre la meilleure position, celle où on voit le mieux le chemin. D’ailleurs je ne m’échappe rien du tout, la meute compacte est derrière moi. Au premier « coup de cul » vers le 8ème km (un mur pas long mais très raide), je décide de marcher alors que généralement ici ça court en tête de course. Comme le chemin n’est pas large, je marche, donc tout le monde marche. Thierry Breuil finit par me dépasser, mais alors qu’il est en tête en haut, il marche dans la descente pour ne pas faire la trace et qu’on le redouble… Moi ma course fait 72km, pas plus, pas moins, et je gère mes 72km sans m’occuper des autres à attendre Pierre ou Paul. Je m’échappe légèrement à cette occasion, les secondes gagnées le seront pour plus tard… Je m’efforce de ne pas forcer, […]
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